Moins de 1% du PIB des pays de l’Afrique est consacré au secteur de la santé. Avec mille et une anomalies, la santé africaine à besoin d’une urgente réforme. Conscient de cette urgence, I-conférences organise, les 25 et 26 février prochain à Marrakech, la 2ème édition du Forum Afrisanté.
Après une première édition organisée en 2014 pour tirer la sonnette d’alarme sur l’état de la santé dans le continent africain et plus particulièrement dans l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, le forum Afrisanté revient cette année avec comme sujet les réformes dans le secteur de la santé.
Intitulé «l’Afrique à l’heure des réformes», la deuxième édition de ce forum organisé par I-conférence et en partenariat avec le ministère marocain de la Santé, sera marquée par la participation de plusieurs ministres africains de la santé. A la date d’aujourd’hui, I-conférences a assuré avoir parmi les intervenants Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Santé de Côte d’Ivoire, Dorothée Kinde-Gazard, ministre de la Santé du Bénin, et Amédée Prosper Djiguimde, ministre de la Santé du Burkina Faso.
Par ailleurs, plus de 200 professionnels, privés et publics, actifs dans les différents domaines liés au secteur, seront au rendez-vous pour cette messe dédiée à la santé africaine. Pour Imad Bousaid, directeur du développement de la Compagne générale de téléradiologie (CGT), la participation à la deuxième édition d’Afrisanté constitue une opportunité pour « pouvoir avoir un premier contact dans la région, pas forcément au Maroc, car les intervenants viennent de toute l’Afrique». L’objectif est bien précis pour la CGT, «nous voulons rencontrer les décideurs pour avoir leur vision des choses et comment ils voient l’évolution du secteur de la santé dans cette région à moyen et long terme et voir comment en tant qu’industriels du secteur de la télémédecine être ancrés dans cette évolution avec nos moyens». Et d’ajouter : « Nous sommes une société qui développe la télémédecine en France depuis 2008, nous avons une croissance soutenue et nous souhaitons exporter cette expertise à l’international».
En évoquant les multiples obstacles auxquels la CGT peut être confrontée si elle décide d’investir en Afrique, Imad Bousaid semble avoir une visibilité claire sur les conditions d’investissement en Afrique et se montre confiant en déclarant que la CGT aura de grands groupes de télécommunications comme partenaires.
SANAE TALEB
lesafriques – 06-02-2015
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