
0 vues
16 Jul 24
Depuis plusieurs années, les injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique constituent un traitement de choix pour garantir la jouvence. Si la première est préconisée pour atténuer les rides d’expression, la seconde, elle, est indiquée pour améliorer le bas du visage. La toxine botulique est ainsi injectée sur les rides horizontales du front, les rides du lion et les rides de la patte d’oie. L’acide hyaluronique, pour sa part, est plus utilisée comme produit de comblement ou pour hydrater la peau en profondeur.
Alors que ces techniques d’injection et de comblement sont de plus en plus utilisées, elles ne prennent pas forcément beaucoup de place dans le programme des études initiales. Fort heureusement, les formations injection acide hyaluronique sont proposées pour perfectionner ces techniques. Les grands axes de la formation se concentrent essentiellement sur les indications et contre-indications, les bonnes gestes techniques, l’environnement réglementaire et le traitement d’éventuelles complications.
EN SAVOIR PLUS SUR LE DUTIC
LES DIPLÔMES UNIVERSITAIRES EN MÉDECINE ESTHÉTIQUE QUE NOUS PROPOSONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL (PARIS-EST)
QUI PEUT PRATIQUER LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE ?
Quand on exerce la médecine esthétique, on exerce avant tout la « médecine ». C’est donc un métier découlant d’un cursus universitaire dans ce domaine et certaines spécialisations sont plus aptes à le pratiquer que d’autres. Dermatologue, ophtalmologue, oto-rhino-laryngologue, chirurgien cervico-faciale et chirurgien plasticien en font notamment partie. Durant leur formation postdoctorale, ils ont en effet déjà reçu une formation médecine esthétique selon leur spécialisation. Ce qui n’est pas le cas d’un médecin généraliste ni d’un médecin de tout autre spécialité d’ailleurs. Si ces derniers veulent par conséquent exercer en médecine esthétique, il faudra suivre un stage de formation pour avoir tous les prérequis nécessaires à l’activité. Même exigence pour les spécialités susmentionnées si le médecin en question n’a pas exercé depuis trois ans ou plus dans le domaine et souhaite reprendre ses activités.
Au-delà de ses compétences purement scientifiques, le médecin pratiquant cette spécialité se doit d’avoir un sens de l’esthétique, d’être passionné par ce qu’il fait et d’avoir un côté humain. Il n’est pas toujours donné à tout le monde de pouvoir changer la vie des gens, de leur redonner confiance en eux en embellissant une ou plusieurs parties de leur corps. Le professionnel a donc tout intérêt de visualiser ce qui est « beau » corporellement parlant pour avoir le résultat escompté. Etant dans un domaine en perpétuel amélioration, il se doit aussi de toujours se remettre à niveau. Cela se traduit notamment par le maintien des habilités et compétences.
LES DIFFÉRENTES SPÉCIALISATIONS AUTOUR DE CE SECTEUR
Chirurgiens plasticiens
Ce type de chirurgien doit être titulaire d’un diplôme en chirurgie plastique en plus de son éventuel diplôme en chirurgie générale. Son rôle est de pratiquer des interventions de reconstruction d’une ou de plusieurs parties du corps. Il intervient notamment chez les grands brulés, ou chez certaines personnes ayant subi des exérèses totales ou partielles. Bien évidemment, dans le respect total de l’esthétisme, ce qui le distingue des simples chirurgiens généralistes.
Médecins Laséristes
Un médecin lasériste est un médecin esthétique ou un dermatologue ayant un diplôme universitaire européen de lasers médicaux qui se spécialise dans le traitement par lasers (des rides, des cicatrices, des rougeurs, etc.) et ayant une parfaite connaissance des propriétés et de l’indication de cet agent physique.
Médecins esthétiques
Souvent confondue avec les chirurgiens plasticiens, les médecins esthétiques visent seulement à améliorer l’aspect physique du corps et à retarder les effets du vieillissement, contrairement aux premiers qui réparent les défauts corporels. Le médecin esthétique peut être un dermatologue, un chirurgien esthétique, un chirurgien spécialiste de la tête et du cou ou même un simple généraliste, ayant suivi une formation médecine esthétique sur un ou deux ans selon les universités.
Dermatologues
Le dermatologue ou banalement appelés médecin de la peau est un médecin ayant suivie des études en sus de la médecine générales spécialisés dans les traitements de la peau et des phanères. Le dermatologue même ne pratiquant pas des actes chirurgicaux est indispensable en médecine esthétiques, en faisant le lien entre la pathologie et l’esthétique, cosmétique et médicaments.
Ophtalmologistes
L’ophtalmologiste est un spécialiste de la région orbitaire, de par son approche chirurgicale c’est un intermédiaire de choix pour l’esthétique du visage, comme on dit souvent, tout est dans le regard. Il a un rôle non des moindres dans la chirurgie esthétique. En effet, certaines utilisations de produits peuvent engendrer des complications oculaires. Il faut mentionner par ailleurs que l’utilisation de l’acide botulique très réputé dans l’effacement ders rides a été initié par un ophtalmologue.
Chirurgiens cervico-faciaux
C’est un chirurgien de la partie cervicale et faciale, qui est obligatoirement propriétaire d’un diplôme de spécialiste en chirurgie de la sphère ORL et qui a suivi des formations spécialisées sur les actes opératoires au niveau du cou et de la face. La chirurgie cervico-faciale est de ce fait une sous spécialité de la chirurgie ORL.
Oto-rhino-laryngologie
L’oto-rhino laryngologue est le chirurgien responsable des chirurgies au niveau du nez, des oreilles et de la partie cervicale. Il a en sa possession un diplôme en chirurgie ORL sans obligatoirement avoir un diplôme en chirurgie générale. Dans le contexte plastique, la rhinoplastie est la pratique vedette de cette branche chirurgicale. Se refaire le nez est actuellement devenu une demande banale, et l’intervention s’est populariser au même rang qu’une simple appendicectomie.
CONDITIONS, BÉNÉFICES ET RISQUES DE RECOURIR À LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE
Comme toute intervention médicale, la médecine esthétique présente des bénéfices et risques, aussi minimes soient-ils.
Bénéfices
La médecine esthétique est la chirurgie esthétique sont deux entités différentes. Si l’une est moins invasive que l’autre, la seconde est plus précise que le premier. L’avantage de l’un fait l’inconvénient de l’autre, mais même en étant différentes, ces deux branches se complémentent. Dans tous les cas, l’efficacité n’est plus à prouver pour les deux concepts.
Effectivement, la médecine esthétique est moins invasive, légèrement douloureuse, mais ne nécessite pas une anesthésie. De ce fait, un des avantages est également l’absence des périls liés aux produits anesthésiants. Elle engendre peu ou pas de complications post injection. En termes de tolérance, les produits sont habituellement bien supportés par les patients. Le coût est aussi assez abordable sur le plan de l’accessibilité. Nombreux sont d’ailleurs les cabinets, parfois clandestins, qui effectuent les injections.
La chirurgie esthétique est quant à elle une thérapie plus ciblée, et en plus des corrections simples, elle permet aussi l’exérèse de certaines paries indésirables, elle est également réparatrice de certaines zones manquantes comme dans les cas des greffes ce qui n’est pas à la portée de la médecine esthétique. Les résultats de la chirurgie sont majoritairement à long terme, contrairement à ceux de la médecine.
Risques
Le risque zéro n’existe pas. Quand on touche ce qui est physiologique, on s’attend forcément à des conséquences. Pour la médecine, on note les risques d’allergie aux produits injectées. Il peut également y avoir des hématomes, le risque de thrombose et logiquement d’embolie n’est pas à exclure. La paralysie faciale ne doit pas non plus être sous-estimé.
Quant à la chirurgie, une intervention dans ce cadre est toujours dangereuse. Les risques hémorragiques sont les plus redoutés, et cela va sans dire, ceux de choc hypovolémique. Pour les implants, le rejet des greffes est aussi un risque à courir.
Conditions
Au vu de ces éléments, la personne qui souhaite recevoir des soins esthétiques doit s’assurer d’avoir tous les documents nécessaires au bon déroulé de l’intervention. Il s’agit en premier lieu d’effectuer une évaluation médicale par un médecin bien formé. Cette consultation doit par la suite conduire à un diagnostic fondé et à l’élaboration d’un plan de traitement personnalisé. D’ailleurs, ceci est devenu une obligation depuis le 1er mai 2017. Néanmoins, le traitement peut être effectué par le médecin lui-même ou par une infirmière auxiliaire.
D’autres conditions incombent également au patient. Il doit s’assurer auprès de son médecin traitant ou avoir la garantie de son infirmière qu’en cas d’éventuels effets secondaires ou de complications, il sera pris en charge comme il se doit. Il lui faut aussi s’assurer que les soins seront dispensés dans un environnement répondant aux normes applicables. L’on se réfère non seulement au cabinet de consultation, mais également au respect de la confidentialité du dossier et des règles d’hygiène pour prévenir les infections.
En termes de chirurgie esthétique, le lifting cervico-facial est l’une des interventions star de cette discipline. Ce procédé, actuellement très demandé dans le monde de l’esthétique, consiste à corriger l’affaissement cutané au niveau de la partie cervicale et des joues, qui sont souvent victimes de creusement.
POUR ALLER PLUS LOIN DANS SA FORMATION
L’obtention d’un diplôme universitaire en médecine ou en chirurgie esthétique n’est que le premier pas d’un long et enrichissant parcours professionnel. Si c’est une réalisation significative, il est essentiel de ne pas s’arrêter là. Le monde de la médecine esthétique est dynamique et en constante évolution, ce qui nécessite un engagement continu envers l’apprentissage et le développement professionnel.
Se tenir à jour avec les dernières avancées: La médecine et la chirurgie esthétique sont des domaines à la pointe de la science et de la technologie. De nouvelles techniques, des procédures innovantes, et des technologies de pointe sont régulièrement introduites. Par conséquent, la participation à des formations post-universitaires et à des congrès scientifiques est cruciale pour rester à jour et maintenir une pratique pertinente et efficace.
Entre Médecins n'est pas responsable des produits et services proposés dans les annonces
Parcourez d'autres annonces qui peuvent vous intéressées !