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11 Feb 2015

Avortement. Le ministre Louardi répond au professeur Chraibi

Le ministre de la Santé a livré à Médias 24 sa version concernant la récente révocation du professeur Chraibi, de son poste de chef de service après sa participation à l’émission «Envoyé spécial». Verbatim

«Nous allons publier un communiqué dans les heures à venir pour répondre aux contre-vérités flagrantes que répand le professeur Chraibi pour expliquer son récent limogeage».
C’est par ces termes que le ministre de la Santé commence son argumentaire pour démonter la thèse du président de l’association de lutte contre les avortements clandestins (ALCAC) qui l’accuse d’être le commanditaire de son remplacement brutal du poste de chef de service à la clinique des Orangers.

Le ministère de la Santé n’est nullement concerné directement par cette décision car c’est une commission scientifique officielle et indépendante qui est à l’origine de cette révocation, affirme M. Louardi.

L’article 15 de la loi 00.01 dispose qu’en cas de dysfonctionnements constatés, c’est une commission présidée par le doyen de la faculté de médecine et composée de médecins élus qui décide du sort des responsables mis en cause pour faute professionnelle.

Les faits sont très simples, poursuit M. Louardi: cette commission disciplinaire reproche au professeur Chraibi d’avoir participé de manière clandestine à une émission télévisée sans le feu vert de sa hiérarchie et contre l’avis du médecin chef. Malgré ses déclarations médiatiques, il n’a pas été en mesure de produire devant les membres de la commission l’autorisation officielle du ministère de la communication, selon M. Louardi. M. Louardi accuse: Chafik Chraibi n’a pas hésité à montrer des patientes à demi nues sans leur consentement express et cela est répréhensible dans n’importe quel pays. Même s’il affirme tout le contraire, ce ne sont que des paroles qui ne constituent pas des preuves formelles car il n’a pas jugé utile d’obtenir leur consentement par écrit

D’autre part, de nombreux étudiants qu’il dirige dans le cadre de sa fonction de chef de service se sont plaints auprès de la hiérarchie d’avoir été mis devant le fait accompli avec des caméras alors qu’ils ne souhaitaient pas être filmés. Ce n’est qu’après coup qu’ils ont fait part de leur désapprobation.

Non content d’avoir imposé sans accord préalable une équipe de tournage aux patientes et à ses collègues, le professeur Chraibi a délibérément piégé une pédiatre avec qui il avait un échange téléphonique, ajoute le ministre de la Santé.

Dans le cadre d’une conversation strictement professionnelle où il lui demandait de débloquer d’urgence une place pour un nourrisson en difficulté respiratoire, il n’a pas hésité à activer le haut parleur de son téléphone. Les journalistes n’en ont pas perdu une miette alors que la pédiatre n’était pas au courant qu’elle était enregistrée à son insu.

Devant tous ces “manquements éthiques”, la commission scientifique a conclu à de graves dysfonctionnements et n’a eu d’autre choix que de démettre de son poste le professeur Chraibi, ajoute notre source.

Sur le soutien affiché de près de 7.000 personnes en une journée à la cause du médecin «injustement sanctionné», le ministre déclare que «les gens n’ont pas compris le fond du problème et ont été manipulés par les mensonges du professeur me désignant comme le responsable de cet état de fait»

“A titre personnel et en tant que médecin, je suis entièrement acquis au combat de Chafik Chraibi contre les avortements clandestins mais je rejette formellement ses méthodes contrevenant à la loi”, précise M. Louardi. “Nous sommes sur la même longueur d’ondes et on ne peut pas me taxer d’être conservateur même si j’ai envoyé une commission pour enquêter sur des dérapages médicaux dénoncés par ses collègues”, se défend-il.

“Dans cette affaire, ce n’est pas moi qui doit être mis en cause car si j’ai déclenché des investigations comme mes obligations de ministre m’y obligent, la commission a pris le relais et ses responsabilités. Le professeur Chraibi a fait les frais de son inconscience en multipliant les bourdes et s’il les avait commises à l’hôpital de La Salpêtrière à Paris, il aurait encouru les mêmes sanctions administratives”, affirme le ministre. S’il décide de déposer un recours administratif pour invalider sa révocation, il en a tout à fait le droit et même le devoir s’il considère avoir été injustement puni. Il n’est ni le premier ni le dernier à être sanctionné par cette commission scientifique et à avoir été rétabli ultérieurement dans ses droits, conclut M. Louardi.

Samir EL Ouardighi

Medias24  11/02/2015

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