L’affaire des étudiants en médecine tourne au dialogue de sourds. Les deux versions, celle du gouvernement et celle des étudiants, ne concordent pas. C’est l’escalade.
Les étudiants et leur coordination nationale ont été pris de court par le communiqué de la primature publié mardi et annonçant que le gouvernement, tout en restant ouvert au dialogue, prendra toutes les mesures susceptibles de protéger les étudiants désireux de reprendre leurs études.
Cette annonce a coïncidé avec un déploiement de forces de police autour des facultés concernées par la grève.
Ce mercredi matin, la coordination des étudiants annonce une manifestation nationale mercredi 28 octobre à Rabat avec la participation des médecins internes et des résidents.
De l’autre côté, auprès du gouvernement, le son de cloche est différent. Une source gouvernementale de haut niveau a affirmé à Médias 24 que le gouvernement a fait toutes les concessions, que la porte du dialogue reste ouverte, mais que le gouvernement ne reprendra pas contact de lui-même pour proposer une nouvelle réunion.
La même source nous a déclaré être ‘très affectée par le refus des étudiants de servir leur pays’. Toujours selon cette source sûre, le gouvernement a accepté d’augmenter les indemnités de fonction à 630 DH en deux tranches, en janvier 2016 et janvier 2017.
Cette augmentation ne concerne que les stagiaires de la 3ème année à la 6ème année de médecine. Pour les étudiants stagiaires de la septième année, l’accord préconise une indemnité de 1.500 DH à instaurer en deux tranches également, en janvier 2016 et en janvier 2017. A cela s’ajoutent les investissements que le ministère de la santé doit réaliser, en propre ou en partenariat, pour mettre à la disposition des étudiants le matériel nécessaires et les établissements adéquats.
medias24 21/10/2015
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