El Othmani explique que “le droit marocain, contrairement à des législations comparables, n’a pas défini l’avortement et encore moins les circonstances dans lesquelle n’a pas hésité à l’incriminer, consacrant à ce volet pas moins de 10 articles de loi dans son Code pénal. Alors que la société évolue, c’est à peine une réforme, voulant si la vie de la mère est en danger, si le médecin le confirme et si l’époux est consentant”.
Il a rappelé qu’il y a cinq ans, il avait présenté une proposition de loi autorisant l’avortement dans les cas ou “cette interdiction pourrait porter atteinte à la femme et à l rien”.
Dans cette proposition, El Othmani, en sa qualité de médecin psychiatre soulignait qu'”un avortement est autorisé dès lors qu’il est effectué par un médecin ou chirurgi soutenais l’avortement dans les six semaines après la grossesse si celle-ci est due à un viol ou un inceste et dans les 120 jours s’il est prouvé que le fœtus est atteint de ou de graves malformations. Je soutenais l’avortement au cas où la vie de la mère est en danger, avec l’accord du mari. Dans tous ces cas, je défendais le principe que l tenu d’informer le médecin-chef de la préfecture ou province quant à chaque acte d’avortement”.
En s’appuyant sur de nombreux textes du fiqh (droit) islamique, El Othmani distingue entre trois phases de la grossesse : 2 semaines, 18 semaines (périodes pendant le reste de la période (lors de laquelle l’avortement est assimilé au meurtre).
Le PJDiste précise que «le fait est qu’aujourd’hui, c’est l’avortement clandestin qui est pratiqué. Le phénomène est loin d’être limité. Et c’est là le vrai problème. En f la plus extrême quant à l’interdiction de l’avortement. Au Soudan, en Malaisie et en Palestine, avorter quand on a été victime d’un viol n’est pas incriminé. Au Liban, et en Irak, le viol est une circonstance atténuante. Même aux Émirats arabes unis et au Koweït, l’avortement est autorisé quand il est avéré que le fœtus souffre une ma
“Cela suppose une révision urgente de notre législation pour autoriser tout ce qui est permis par le droit musulman. Pour cela nous avons besoin d’adopter une approch la prévention”, conclut El Othmani.
H24Info – 03/03/2015
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