L’Ordre national des médecins dentistes (ONMD) a tiré mardi la sonnette d’alarme, en dénonçant dans un communiqué « la prolifération de sites de pratique illégale de la médecine dentaire ».
L’ONMD a appelé les autorités compétentes à « prendre des mesures d’urgence » pour faire face à cette situation qui « porte atteinte à l’image de la médecine dentaire marocaine ».
Dans son communiqué relayé par la MAP, l’ONMD se base notamment sur des opérations de contrôle menées par des commissions regroupant des représentants des ministères de l’Intérieur et de la Santé, des Conseils régionaux de l’Ordre et des syndicats des médecins dentistes sur des sites de pratique illégale de la médecine dentaire.
Durant ces opérations de contrôle, « il a été constaté l’existence de fauteuils dentaires, de dispositifs de radiologie, de différents appareils et matériel utilisés dans le diagnostic et le traitement des dents, des gencives et des dysharmonies des arcades dentaires », note l’ONMD.
Et d’ajouter que « ces commissions de contrôle ont trouvé des médicaments et des produits pharmaceutiques destinés exclusivement aux médecins dentistes, des cartes de visites tendancieuses et prêtant à confusion avec l’appellation de vrai médecin dentiste, des ordonnanciers, des feuilles de mutuelle et d’assurance ainsi que des cachets en leur possession ».
Énormes risques pour les citoyens
Les conditions d’hygiène et de stérilisation du matériel ne sont pas respectées sur ces sites, avec d’énormes risques de contamination et de transmission de maladies graves, toujours selon la mise en garde de l’ONMD.
Ce dernier cite des maladies telles que l’hépatite, la tuberculose ou encore le SIDA, et souligne que ces pratiquants illégaux « ciblent notamment les quartiers défavorisés où le patient non averti n’est pas en mesure de faire la différence entre un véritable médecin dentiste et un faux ».
L’Ordre national des médecins dentistes a jugé « très alarmant » le fait que l’image de la médecine dentaire marocaine soit « bafouée » par la persistance de ces pratiques illégales et la montée au créneau d’associations de dénommés « denturologues » et de « prothésistes et soigneurs de dents », des associations, selon l’ordre, « tolérées et autorisées par les Préfectures ».
L’Ordre a ainsi exhorté les autorités compétentes à assumer « leur responsabilité de protection de la santé des citoyens », soulignant l’urgence de l’adoption de la loi relative aux préparateurs et manipulateurs des produits de santé.
aufait 11/02/2015
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