Quelques jours après l’annonce de la restauration du service sanitaire obligatoire par le ministre de la Santé Houcine El Ouardi, consistant à imposer aux médecins fraîchement diplômés d’exercer pendant deux ans dans les zones et les régions reculées du Maroc, syndicats et organisations professionnelles ont exprimé leur rejet de cette mesure.
Selon le communiqué du Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), “à travers cette décision, le ministre souhaite dire au citoyen marocain que le médecin refuse d’exercer dans les régions reculées, ce qui est faux, vu que la majorité des médecins du public exercent ou ont exercé dans lesdites régions”.
Le syndicat va plus loin, estimant qu’il s’agit là d'”une décision aux dimensions politiciennes (…) en contradiction avec l’article 24 de la Constitution, qui garantit aux citoyens marocains la liberté de circuler et de s’établir sur le territoire national”.
Le SIMSP n’est pas la seule organisation professionnelle à s’être soulevée contre le projet du ministre de la santé. Il y a quelques jours, c’est l’Alliance des lauréats et des étudiants des facultés de médecine au Maroc (ALEFM) qui avait estimé qu’une “telle décision dénote d’un manque de respect et de considération envers les médecins”.
L’Alliance a rappelé que “le service sanitaire obligatoire fait déjà partie des moeurs et des pratiques, car les futurs médecins exercent dans les régions reculées du royaume durant l’année de leur doctorat”.
huffpostmaghreb 21/04/2015
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