Une campagne d’inscription sur le resgitre de don d’organes du tribunal de première instance de Rabat a été lancée ce jeudi par l’Association REINS avec la participation d’acteurs de droits de l’Homme, d’avocats, de médecins et des citoyens.
Mus par l’inébranlable conviction de cet élan salvateur, les volontaires ont signé, tour à tour, le registre du tribunal ouvert à cet effet en présence du président du tribunal de première instance de Rabat qui n’a pas manqué de saluer cette initiative louable et ce geste de solidarité qui permet de sauver des vies humaines.
Cette action est à mettre à l’actif de l’Association REINS, présidée par la professeur de néphrologie-dialyse, Amal Bourquia qui a pris à bras-le-corps cette initiative visant à vulgariser ce moyen thérapeutique auprès des citoyens et les encourager à faire don de leur organe pour sauver des vies et partant promouvoir une véritable culture du don et de la solidarité.
« Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants meurent parce qu’ils n’ont pas pu être transplantés au moment opportun. Ils quittent ce bas monde alors que la médecine aurait été en mesure de les sauver », déplore le professeur Amal Bourquia.
Considérant que la greffe de rein est meilleure que le maintien en vie en dialyse chronique et qu’elle est obligatoire pour les enfants, l’association lance cette campagne de sensibilisation au don et à la greffe d’organes, a souligné Pr. Bourquia qui vient tout récemment de publier « Le guide africain de néphrologie pédiatrique ».
Pour la professeur la néphrologue, le développement de la greffe d’organes au Maroc ne surviendra jamais sans « un réel engagement de notre société ».
Il va sans dire que la sensibilisation autour des greffes d’organes se propose de sensibiliser les professionnels de santé à expliquer les conditions du don pour accompagner les familles dans leur choix. La campagne traduira, en effet, l’engagement des intervenants, impliqués dans les chaînes de greffe, à promouvoir une culture de don et de solidarité axée.
Elle assure par ailleurs des informations qui permettent d’exercer un choix libre et éclairé.
Aux termes de la loi 16-98 relative au don, au prélèvement et à la transplantation d’organes et de tissus humains, toute personne majeure jouissant de ses pleines capacités peut, de son vivant, faire connaître sa volonté d’autoriser ou d’interdire des prélèvements d’organes, ou de certains d’entre eux seulement, sur sa personne, après son décès.
La loi exige néanmoins la gratuité de l’acte, l’anonymat et le consentement. Pour ce faire, ce dernier doit, de son vivant, s’inscrire sur le registre des acceptations auprès du président du tribunal de première instance de sa région. Une carte de donneur lui sera donc remise afin de faciliter la tâche à sa famille et aux médecins.
Le Maroc n’arrive toujours pas à rattraper son retard en termes de greffe d’organes, notamment la greffe rénale dont le besoin reste énorme au Maroc. En effet, durant les trois dernières années, le nombre d’actes de greffe de rein de donneurs vivants est passé de 29 en 2012 à 37 en 2013 pour se situer à 36 en 2014. Quant au nombre d’actes de greffe de rein de donneurs décédés, il est passé de 7 en 2012 à 6 en 2013 pour ensuite atteindre 10 en 2014.
starafrica 14/05/2015
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